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Études de médecine en 2027 : la réforme qu'on n'espérait plus

  • Photo du rédacteur: Vanessa Bérangère
    Vanessa Bérangère
  • il y a 20 heures
  • 6 min de lecture
Deux médecins côte à côte se réjouissant de la réforme des études de médecine en 2027

📌 Au sommaire


🔍 Résumé de l'article

Depuis 50 ans, l'accès aux études de médecine en France est un véritable parcours du combattant. Réforme après réforme, le système s'est complexifié au point de perdre tout le monde — les étudiants, les familles, et même les doyens de médecine. Une nouvelle réforme attendue pour 2027 pourrait enfin simplifier tout ça. Mais attention : les détails restent flous et le calendrier très incertain (à la date d'écriture de cet article...)

Votre ado rêve de médecine. Vous avez entendu parler du PASS, du LAS, de la PACES, du numerus clausus, du numerus apertus… Vous êtes perdus ?

Voici de très bonnes nouvelles pour 2027...

En France, le système d'accès aux études de santé a été réformé quatre fois en moins de 30 ans. Et une cinquième réforme se prépare pour 2027.

Avant de vous expliquer ce qui change, je vous résume comment on en est arrivé là.


1971 : Simone Veil instaure le numerus clausus — et crée les déserts médicaux


En 1971, Simone Veil — alors secrétaire d'État à la Santé — instaure le numerus clausus : un quota annuel limitant le nombre d'étudiants autorisés à poursuivre en 2ème année de médecine. L'idée semblait logique à l'époque : limiter le nombre de médecins pour maîtriser les dépenses de santé. Moins de médecins = moins de prescriptions = moins de coût pour la Sécurité sociale. Sauf que cette logique s'est révélée totalement fausse.

En 1993, le numerus clausus tombe à son niveau le plus bas : 3 500 places seulement pour toute la France. Des milliers de vocations brisées. Des étudiants brillants recalés avec des notes de 15/20. Et pendant ce temps, les besoins de santé de la population ne cessaient d'augmenter.

Résultat 30 ans plus tard :

  • Des déserts médicaux dans toute la France — 30% de la population française vit dans une zone sous-dotée en médecins

  • Des milliers de Français sans médecin traitant

  • Plus de la moitié des nouveaux dentistes exerçant en France… diplômés à l'étranger


Ce que vous devez retenir : ce n'est pas un problème récent. C'est 50 ans de décisions déconnectées de la réalité qui ont créé la pénurie médicale actuelle.

La PACES : un concours qui tue de nombreuses vocations


Le principe ? Simple et brutal :

  • Tous les étudiants voulant faire médecine, pharmacie, odontologie ou maïeutique s'entassaient dans des amphithéâtres bondés

  • Un concours unique en fin d'année départageait les admis des recalés

  • On pouvait redoubler une seule fois

  • Des promotions de 60 000 étudiants pour 8 000 places — soit 87% d'échec

L'ambiance était celle d'une guerre de tranchées. Beaucoup abandonnaient leurs rêves après avoir tout donné. D'autres partaient étudier en Belgique ou en Roumanie, où les portes étaient plus ouvertes.

En 2020, le gouvernement décide d'en finir avec ce système. Et crée… un autre problème.


2020 : le fiasco PASS/LAS

La réforme de 2020 supprime la PACES et la remplace par deux nouvelles voies :

  • Le PASS (Parcours d'Accès Spécifique Santé) : une année intensive à dominante santé, sans possibilité de redoublement, avec une mineure dans une autre discipline. Une seule chance.

  • La LAS (Licence Accès Santé) : une licence classique avec une option santé, offrant 2 à 3 tentatives sur plusieurs années mais avec un taux de réussite bien inférieur.

L'intention était bonne : diversifier les profils, réduire la pression, donner une seconde chance.

La réalité a été tout autre. Les chiffres sont accablants :

  • 36% des étudiants passant par le PASS intègrent une filière santé

  • Seulement 17% de ceux passant par la LAS y arrivent à la 1ère tentative

  • Chaque université a appliqué la réforme différemment — résultat : 230 variantes de PASS et LAS à travers la France

  • 8 000 étudiants français poursuivent aujourd'hui leurs études médicales à l'étranger — un chiffre qui a doublé depuis 2020

  • La Cour des comptes elle-même a sonné l'alarme en décembre 2024 : le statu quo n'est plus tenable

En clair : on a remplacé un système brutal par un système complexe, inégal selon les universités, et qui n'a pas réglé le problème de fond.

Graphique illustrant les années et les chiffres des différentes réformes des études de médecine en France depuis 1971

Source : WhatSUpDoc 


2025 : Première bonne nouvelle — la suppression du numerus apertus


En juin 2025, le ministre de la Santé Yannick Neuder franchit un premier pas important : la suppression du numerus apertus, le quota de places en 2ème année de médecine.

Concrètement, les facultés ont désormais plus de liberté pour augmenter leurs capacités d'accueil selon les besoins réels des territoires — et non plus selon des quotas rigides fixés administrativement. Ce n'est pas encore la révolution. Mais c'est un signal fort.


Études de médecine en 2027 : La réforme qu'on n'espérait plus

Études de médecine en 2027 : Une nouvelle réforme est officiellement prévue au plus tard à la rentrée 2027. Elle a été annoncée conjointement par les ministères de la Santé et de l'Enseignement supérieur en octobre 2025.

Le principe : fin du PASS et du LAS tels qu'on les connaît aujourd'hui, remplacés par une voie unique d'accès aux études de santé.

Concrètement, voici ce qui est prévu :

  • Une licence unique à dominante santé dès la 1ère année — plus lisible, plus homogène sur tout le territoire

  • Une première année accessible dans chaque département — fini l'obligation de migrer vers les grandes métropoles pour les étudiants des zones rurales

  • Le retour possible du redoublement — c'est l'une des mesures les plus attendues, encore en discussion

  • Un accès direct à la pharmacie via Parcoursup — à titre expérimental, pour remédier au déficit d'attractivité de cette filière

  • La kinésithérapie intégrée dans la voie unique — fin de la mosaïque de règles selon les régions

  • La sélection maintenue — mais rendue plus lisible et plus équitable. On ne supprime pas l'exigence, on la clarifie.

Attention cependant : les doyens des facultés de médecine ont adressé un courrier officiel aux ministères en avril 2026 pour demander un report à 2028, jugeant le calendrier 2027 "irréaliste". La décision définitive n'est pas encore rendue publique.

Source officielle : Prépa CPCM


👉 Que faire si votre ado veut faire médecine aujourd'hui ?

C'est LA question que vous vous posez tous. Voici ma réponse claire et directe :

  • Si votre ado est en Terminale en 2026-2027 : Il sera potentiellement parmi les premières promotions concernées par le nouveau dispositif.

  • Si votre ado entre en PASS ou LAS à la rentrée 2026 : Il ne sera pas concerné par la réforme. Le principe de continuité pédagogique garantit qu'il pourra aller au bout de son parcours selon les règles actuelles. Pas de panique.

Dans tous les cas :

  • Les spécialités scientifiques au lycée restent indispensables : SVT, Physique-Chimie, Mathématiques

  • La sélection ne disparaît pas — elle change de forme

  • Plus que jamais, anticiper dès la Seconde ou la 3ème fait la différence


Mes conseils concrets

Ce que je dis à toutes les familles qui me contactent pour un ado qui veut faire médecine :

1. Ne pas attendre la Terminale pour se poser la question. Les choix de spécialités en Seconde conditionnent déjà l'accès aux filières santé. C'est dès la 3ème qu'on commence à réfléchir stratégiquement.

2. Ne pas se fier uniquement aux informations du lycée. Les professeurs principaux font ce qu'ils peuvent, mais les réformes vont vite et l'information est souvent en retard.

3. Regarder ce que fait l'UVSQ dès maintenant. Cette université francilienne a déjà basculé vers un modèle "One LAS" depuis la rentrée 2026 — un avant-goût de ce que sera la réforme nationale.

4. Accepter l'incertitude et préparer un plan B. Dans un système en transition, la résilience et la polyvalence sont les meilleures armes.

Si votre ado a un projet médecine et que vous ne savez pas par où commencer, n'hésitez pas à me contacter via le chat ou WhatsApp pour un premier échange gratuit et sans engagement. C'est le meilleur moyen de voir si mon accompagnement peut vous aider.

Vanessa Bérangère

© Tous droits réservés. Vous pouvez copier et partager cet article à condition de citer l'auteur Vanessa Bérangère et la source www.vanessaberangere.com 


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